Description
- Auteur : Christian Kotto
- Titre : Someone in the Dark
- Genre : Essai, sciences sociales, études africaines-américaines
- Éditeur : Éditions Anibwé
- Parution : 06/2014
- Format : 11 x 19 cm
- Pages : 298
- ISBN : 978-2-916121-70-3
- Prix : 15,00 €
15.00€
SOMEONE IN THE DARK de Christian Kotto est un essai percutant publié aux Éditions Anibwé.
L’auteur congolais livre une réflexion sans concession sur l’identité noire, à partir d’exemples de célébrités : Michael Jackson, Oprah Winfrey, Barack Obama, Tiger Woods.
« Que nous soyons simple quidam ou Michael Jackson, nous, Noirs, sommes dans un Enclos soumis à la ‘confrontation des couleurs’ [Frances Cress Welsing]. La plantation est toujours présente, physiquement et mentalement. Nous n’avons plus d’identité. Certains la nient, d’autres la gomment. Je la revendique. Nous sommes dans une cage. C’est pourquoi nous chantons si bien et que nous sommes si faciles à faire chanter. »
Le titre fait écho à “Someone in the Dark”, titre inédit de Michael Jackson. Comme lui, Christian Kotto parle depuis l’ombre, depuis la cage, pour nommer ce qu’on tait : la persistance de la plantation dans les esprits et les institutions.
Christian Kotto reprend Frances Cress Welsing : les Noirs vivent une “confrontation des couleurs” permanente. Qu’on soit anonyme ou star mondiale, la cage existe. Elle a changé de forme mais pas de fonction.
L’essai démontre que la plantation n’est pas un souvenir historique. Elle est mentale. Elle structure les regards, les rapports de pouvoir, les critères de réussite. Même Obama à la Maison Blanche, même Michael Jackson sur scène, même Tiger Woods sur le green : l’Enclos reste. C’est cette thèse brutale que l’auteur développe, sans détour.
Pourquoi Jackson, Winfrey, Obama, Woods ? Parce qu’ils incarnent 4 réponses à la cage. Gommage de l’identité, sur-adaptation, revendication, ou performance. Christian Kotto les dissèque sans idolâtrie.
Michael Jackson change de visage : fuite ou réinvention ? Oprah devient icône mais à quel prix ? Obama accède au pouvoir suprême mais doit-il gommer sa noirité ? Tiger Woods casse les codes du golf mais reste seul. À travers eux, l’auteur parle de nous tous : comment exister sans trahir ?
Une phrase claque : “C’est pourquoi nous chantons si bien et que nous sommes si faciles à faire chanter.” Christian Kotto pointe l’ambivalence. La musique, la danse, le sport ont été des moyens de survie dans la plantation. Aujourd’hui encore, ils ouvrent des portes.
Mais la cage se referme : on applaudit le Noir qui chante, qui danse, qui gagne. On le met en scène. On le fait “chanter” au sens propre comme figuré. L’essai interroge cette facilité du monde à consommer le talent noir tout en maintenant la structure d’enfermement.
Ce livre s’adresse aux lecteurs de Frantz Fanon, d’Angela Davis, de Buata B. Malela. À ceux qui en ont marre des discours consensuels sur “l’après-race”. Et à tous les Noirs qui se demandent : pourquoi, malgré la gloire, la cage persiste ?
Christian Kotto est né en République du Congo, région de la Matrice Africaine qui se prend pour un pays. Comme beaucoup d’autres. Il a fait des études de droit et d’histoire. Son écriture est marquée par cette double formation : rigueur juridique pour démonter les mécanismes, regard historique pour rappeler que rien n’est “naturel” dans l’ordre racial actuel.
Ce que vous allez y découvrir
En lisant Someone in the Dark, vous allez être bousculé. Christian Kotto ne caresse pas dans le sens du poil. Il nomme la cage, même dorée. Il montre que la liberté ne se décrète pas, elle se conquiert.
Si vous voulez comprendre pourquoi Michael Jackson, Obama ou Oprah restent des cas d’école pour penser l’identité noire, cet essai est indispensable. Sombre, oui. Mais lucide. Someone in the Dark parle pour que la lumière se fasse.
| Poids | 275 g |
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