Présentation du livre
NO BLACK’S LAND : L’ODYSSEE D’UNE MÉTISSE EN FRANCE de Catherine Casiez est un récit autobiographique publié aux Éditions Anibwé, collection Fawohudie
L’autrice lève le voile sur le racisme ordinaire, l’identité métisse et la quête d’appartenance en France rurale.
« À des kilomètres à la ronde, j’étais la seule. » C’est par cette phrase que commence le récit d’une enfant métisse élevée dans un village de Blancs. Ce qui me faisait dire : « Partout où je vais, il n’y a jamais personne qui me ressemble. Les gens ne peuvent pas savoir ce que ça fait. »
De l’entrée au CP jusqu’au collège et au lycée, Catherine subit le harcèlement scolaire, puis plus tard du harcèlement au travail. Son parcours retrace l’évolution de la société française, des années 60 à l’ère d’Obama, à travers le regard d’une femme tiraillée entre deux origines : père martiniquais, mère nordiste aux yeux bleus. Faute d’ouvrage traitant de ce qu’elle subissait, elle décide de raconter sa propre histoire.
Être la seule : l’invisibilité du quotidien
Catherine Casiez ne parle pas de racisme spectaculaire. Elle parle du racisme ordinaire, celui des phrases qui blessent sans qu’on s’en rende compte, des regards, de l’isolement. Dans son village, elle est “la métisse”. Pas Catherine. Pas une enfant comme les autres.
Cette invisibilité est violente. À l’école, au travail, dans la rue : elle est toujours l’exception. Le livre donne des mots à ce que vivent beaucoup de métis en France rurale, loin des discours parisiens. Être entre deux mondes, c’est parfois n’appartenir pleinement à aucun.
Harcèlement scolaire puis harcèlement au travail
Le témoignage traverse toutes les étapes de la vie. Enfant, Catherine subit les moqueries, les surnoms, l’exclusion. Adolescente, les questions gênantes : “T’es quoi exactement ?”. Adulte, le harcèlement change de forme mais pas de fond.
L’autrice montre comment le racisme évolue avec la société. Des années 60, marquées par l’assignation, jusqu’à l’ère Obama où l’on croit le racisme “dépassé”. No Black’s Land prouve que non. Il s’est juste adapté. Un texte fort qui fait écho aux travaux de Buata B. Malela sur l’altérité.
Construire son identité entre deux rives
Fille d’un père martiniquais et d’une mère nordiste aux yeux bleus, Catherine Casiez a été élevée par sa famille maternelle. Elle grandit donc “côté blanc” mais avec un corps et un nom qui la ramènent toujours “côté noir”.
Le livre devient acte d’affirmation. Ne trouvant aucun ouvrage qui parle de son expérience, elle écrit le sien. Pour se réconcilier avec ses deux héritages. Pour dire aux enfants métis d’aujourd’hui : vous n’êtes pas seuls. No Black’s Land, c’est le nom de ce territoire sans nom qu’elle décide d’habiter et de nommer.
Pourquoi lire No Black’s Land
- Un témoignage rare : l’expérience métisse en France rurale, peu racontée dans l’édition
- Un texte fort : harcèlement scolaire, racisme ordinaire, construction identitaire
- Un parcours sur 60 ans : des années 60 à Obama, l’évolution des mentalités françaises
- Une voix qui nomme : donner des mots à l’invisibilité et à la double appartenance
- Un format accessible : 170 pages, format 15x21cm, 276g. Se lit comme une confession
Ce livre s’adresse aux métis qui se reconnaîtront, aux parents d’enfants métis, aux enseignants, aux sociologues. Et à tous les Français qui veulent comprendre ce que “je ne suis pas raciste mais…” fait vraiment à ceux qui le subissent.
L’autrice : Catherine Casiez
Catherine Casiez est née d’un père originaire de la Martinique et d’une mère nordiste aux yeux bleus. Élevée exclusivement par sa famille maternelle, elle a grandi dans un village à la campagne. No Black’s Land est le récit de cette traversée entre deux mondes, entre invisibilité et affirmation de soi. Son témoignage comble un vide dans la littérature francophone sur les métis de France.
Thèmes et lignes de force
- Racisme ordinaire et micro-agressions au quotidien
- Identité métisse et double appartenance
- Harcèlement scolaire puis harcèlement au travail
- France rurale des années 60 à l’ère d’Obama
- Invisibilité et manque de représentation
- Affirmation de soi par l’écriture
Ce que vous allez y découvrir
En lisant No Black’s Land, vous allez entrer dans la peau de Catherine. Vous comprendrez ce que ça fait d’être “la seule” partout, et pourquoi les phrases “anodines” laissent des traces.
Si vous cherchez un témoignage sans victimisme, lucide et digne, celui de Catherine Casiez est essentiel. Il ne parle pas juste d’elle : il parle de la France, de son évolution, et de tous ceux qui cherchent leur place entre deux rives.
jacqueline.pb3 –
Une très belle plume ,une histoire très touchante, sa nous fait réfléchir, car à nos jours se encore une actualité . Et si dans la vie nous avons eux au passé de moments difficiles on se reconnais. Je recommande vivement cet libre aussi réaliste et la histoire d’une petite fille que devenue une grande femme je vous félicite d’avoir eu le courage d’avoir affronter votre passé. Une super plume .
Bien avous jacqueline jasinski
Ps à lire au à relire pour ma part j’ai lu deux fois votre libre.
mpmeirinho –
Ce livre est, à la fois, choquant et bouleversant ! L’auteure a fait le choix de partager ses souffrances au travers d’un témoignage sincère et authentique d’une période fragile de sa vie. Elle sublime ses dires par des jeux de “maux” subtils qui vous feront sourire à chaque coin de page. La souffrance humaine s’exprime par différents comportements dont le racisme qui est ici décrit avec justesse. Je recommande ce livre qui mérite largement ses 5 étoiles !