Description
- Auteur : M.J. Mngadi
- Titre : On est foutu
- Traduction : Du zoulou par Michel Lablée
- Genre : Roman, littérature sud-africaine
- Édition : ANIBWE
- Format : 15 x 21 cm
- Pages : 383
- Parution : 10/2015
- ISBN : 978-2-916121-71-0
- Prix : 22,00 €
22.00€
ON EST FOUTU de M.J. Mngadi, traduit du zoulou par Michel Lablée, est un roman publié chez ANIBWE.
L’auteur sud-africain plonge le lecteur dans Durban des années 1980, au cœur des townships, aux pires moments de la lutte contre l’apartheid.
À Durban, la famille Dubazana tente de survivre entre la crise du logement consécutive à l’apartheid et la guerre civile qui l’engloutit régulièrement. À la merci des marchands de sommeil, elle esquive tant que possible les viols et les exécutions sommaires qui se multiplient dans la ville. Le titre claque : “On est foutu”. C’est le constat d’une famille ordinaire, déséchée par la misère, prise entre la violence politique et la violence du quotidien.
Ashike ndavo bakithi, premier ouvrage de M. Mngadi, se déroule à Mzazi, l’une des principales townships de Durban. Les années 1980 : la lutte contre l’apartheid atteint son paroxysme, aggravée localement par le conflit entre l’ANC et le parti zoulou Inkatha. Mngadi montre la descente aux enfers d’une famille ordinaire.
Les effets dramatiques de la misère et du manque de logements mettent les Africains à la merci de “marchands de sommeil” sans scrupule. Des bandits prolifèrent. Violence, exploitation, sang et meurtre forment le quotidien. L’enlèvement des enfants est sacrifié au nom de principes mais corrompus. C’est Durban sans fard, Durban que l’histoire officielle oublie souvent.
Ce qui frappe dans On est foutu, c’est que la grande Histoire ne reste pas dehors. L’apartheid, la guerre ANC-Inkatha, entrent dans la maison Dubazana. Elles dictent qui dort où, qui mange quoi, qui risque de ne pas rentrer le soir.
Mngadi ne tombe pas dans le pamphlet. Il suit la famille, ses gestes, ses peurs, ses tentatives de garder une dignité. Et il laisse une porte ouverte : seuls le pardon, la générosité, la foi, pourront réinventer l’espoir. Le livre témoigne puissamment et avec sensibilité d’une période souvent oubliée de l’histoire récente.
Ce roman s’adresse aux lecteurs de littérature sud-africaine, à ceux qui veulent comprendre l’apartheid de l’intérieur, et à tous ceux qui cherchent des récits où la politique ne tue pas l’humanité.
Né à Pietermaritzburg en 1949, M.J. Mngadi a passé ses premières années à Durban où ses parents travaillaient. Il a étudié à Bergville puis au collège Ohlange, fondé par le politicien zoulou John Langalibalele Dube. Recruté au département du logement de la municipalité de Durban, en charge des townships, il a mené sa carrière dans l’administration municipale. C’est son expérience tant personnelle que professionnelle durant l’apartheid qui l’a amené à la littérature.
Aisé poète, il exprimait ses frustrations devant le sort cruel fait aux Africains, qu’il connaissait dans sa chair et dont il était, par ses fonctions, un témoin avilissant, sinon un acteur impuissant. M. Mngadi a écrit et publié plusieurs romans et nouvelles en zoulou, régulièrement inscrits dans les programmes scolaires. Certains ont été primés. Il réside toujours à Mzazi, marié et père de sept enfants.
En lisant On est foutu, vous entrerez dans Mzazi avec la famille Dubazana. Vous sentirez la peur de sortir, la honte de ne pas pouvoir loger ses enfants, la rage contre les bandits et contre le système. Vous verrez comment l’apartheid ne se résume pas à des lois, mais se vit dans la chair, dans la nuit, dans l’absence de toit.
Si vous cherchez un grand roman sud-africain, écrit depuis les townships et pas depuis l’extérieur, celui de M.J. Mngadi est essentiel.
| Poids | 450 g |
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